Les bœufs sont lents mais la terre est patiente

Samedi, 26 septembre dernier. Nous sommes le matin et je suis à préparer le déjeuner pour ma petite famille. La télé est ouverte à RDI ou LCN, je ne sais trop. Et là, paf ! La nouvelle sort sur les fils de presse de tous les réseaux : le cinéaste Pierre Falardeau est décédé d’un cancer. Je suis en état de choc ; mon réalisateur québécois préféré n’est plus.

Mon premier contact avec l’œuvre du controversé personnage remonte évidemment comme plusieurs avec le personnage d’Elvis Gratton. Mais le premier vrai choc littéraire auprès de l’œuvre de Falardeau remonte à mon époque collégiale. Je suis alors au Cégep Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, en 1996. Je flâne ici et là à la coop de l’école et je tombe par hasard sur une nouvelle publication : 15 février 1839. Scénario (publié chez Stanké). Wow ! me dis-je, enfin le projet du cinéaste mis sous presse. Je l’achète aussitôt et le lis en quelques heures. J’apprends ce qu’est l’histoire et l’écriture du même coup. Un ouvrage qui m’a marqué certainement.

Il aura fallu cinq ans au réalisateur afin d’avoir les fonts nécessaires pour réaliser ce magnifique film historique relatant les dernières heures du patriote Chevalier de Lorimier, incarcéré à la prison du Pied-du-Courant, à Montréal, avant d’être pendu avec quatre de ses compatriotes, le 15 février 1839.

Par rapport à ce film, j’ai le souvenir impérissable d’une glaciale nuit d’hiver de l’an 2000, à Saint-André-d’Argenteuil, alors que je m’étais rendu avec ma famille pour assister, presque en secret, au tournage de la toute première scène du film : l’incendie d’une maison par les troupes anglaises sur un plan de caméra latérale incroyable. Je tenais à partager mes souvenirs avec les lecteurs… Salut M. Falardeau !

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