Jean-Baptiste Marineau

Comme plusieurs autres individus, Jean-Baptiste Marineau n’est impliqué dans les troubles que bien malgré lui, puisqu’il est victime du passage de l’armée britannique en décembre 1837.

Jean-Baptiste Marineau naît au début du XIXe siècle. Les registres paroissiaux ne nous révèlent malheureusement pas le lieu et la date exacts. Il est le fils de Jean-Baptiste Marineau et de Josette Quenneville. Il est le frère de Martin Marineau, également impliqué (aussi de loin) dans les troubles de 1837 à Saint-Eustache. Il épouse à Saint-Eustache Marie-Jeanne Lauzé, fille de Paul Lauzé et de Marie Poirier, le 12 janvier 1829. Le couple a au moins cinq enfants connus : Marie-Charles-Julie (1816), Louis (1818), Philomène (1840), Marie-Charlotte (1843) et Jean-Baptiste (1844).

Le recensement de 1825 nous apprend qu’à ce moment, Marineau réside comme fermier sur le chemin de la Rivière-Nord à Saint-Eustache. Dans les années 1840, il est propriétaire d’un traversier à Saint-Eustache. En 1851, le recensement nous révèle qu’il serait alors charpentier, peu de temps avant son décès.

Le principal fait d’armes de Jean-Baptiste Marineau repose sur le fait qu’il est victime des représailles des soldats et des volontaires lors de leur passage à Saint-Eustache, les 14 et 15 décembre 1837. Le 10 février 1846, il réalise une réclamation de £5, 15 sols et 6 deniers à la Commission des Pertes de 1837-1838. Voici l’intégrale de sa demande officielle :

À messieurs les Commissaires,

Jean-Baptiste Marineau, traversier, demeurant paroisse de Saint-Eustache.

A l’honneur de soumettre à votre examen un compte détaillé des pertes par lui éprouvées principal et accessoire, pendant l’insurrection de la paroisse de Saint-Eustache par suite du pillage à main armée.

Pour (mot illisible) votre religion, messieurs, l’exposant vous soumettre en temps et lieu, les témoins ou autres pièces justificatives que vous jugerez convenables.

Il a l’honneur d’être avec un profond respect, messieurs, votre très humble serviteur.

Montréal, 12 février 1846

Sa réclamation contient tous les items suivants : à savoir un fusil, un buffet de sable, une couchette, un établi de menuisier, un capeau d’étoffe du pays, une grande marmite, un salloir, douze terrines de terre, deux cruches d’un gallon, deux rames de chalan. La dite demande est enfin réalisée devant les témoins Paul Rochon et Pierre Vanier.

Après les troubles, il appose son nom sur une pétition afin de favoriser la reconstruction de l’église de Saint-Eustache détruite en 1837, le tout daté du 27 novembre 1844. Jean-Baptiste Marineau meurt à Saint-Eustache le 9 mars 1852, à l’âge de 48 ans. Il est inhumé au même endroit le 11 mars devant J. Meilleur et Charles Biroleau, qui agissent comme témoins.

Références :

BAC, Feddocs, Lower Canada Rebellion looses claims 1837-1855, Project no 19-2, RG 19, series E-5-B (R200-113-0-F), volume 5482, no 190 ; volume 3786, no 1866.

BAC, recensement de 1825, County of the Lake of Two-Mountains, St.Eustache Parish, bobine C-718.

BAC, recensement de 1851, County of the Lake of Two-Mountains, St.Eustache Parish.

Répertoire des Actes de baptêmes, mariages et sépultures (R.A.B.), P.R.D.H.

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