La chronique de Jonathan – 04

Saviez-vous que…

L’historique test de son du claquement de doigts réalisé dans l’église de Saint-Eustache fut réalisé le dimanche 13 avril 1980. C’est en effet à la sortie des familles, alors présentes pour une série de baptêmes, que l’ingénieur de son James Lock, impressionné par la voûte, pénétra dans l’église et fit le fameux test de son qui passa à l’histoire. 

Selon Anne-Marie Sylvestre, musicienne, réalisatrice et ingénieure de son :

Qualifier l’acoustique d’une salle ou d’une église n’est pas une mince affaire, et comme c’est après tout plutôt subjectif, il est possible de se fier sur ses impressions, sur des tests du genre, ou encore sur des essais avec musiciens. La qualité de l’acoustique se définit entre autre par sa durée et son égalité. Pour un ingénieur de son expérimenté, le test du claquement des doigts (ou des mains) est un moyen facile et rapide d’évaluer la durée de la réverbération et son niveau d’égalité. Par égalité, on entend par-là un retour du son harmonieux et doux. Ce qu’on veut éviter, ce sont des retours de son en écho, en « ressort »… Pensez au drôle d’effet que donne une salle vide avec des murs parallèles. Les retours de son y sont durs et trop directs. C’est ce qu’on veut éviter dans le processus d’un enregistrement de musique classique, on cherche un retour lisse. Pour ce qui est de la durée, c’est encore une fois subjectif, mais chaque église est différente selon sa taille, sa forme, etc. [… ] Ce test peut être aussi influencé par les matériaux de l’endroit : par exemple, le marbre réfléchit et les tapis absorbent le son. Le bois, tout dépend de la densité, de la laque, etc.

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