Le rapport Durham : un des 100 livres canadiens les plus importants

C’est en feuilletant le quotidien La Presse du lundi 21 novembre 2005 que nous avons pris connaissance de cette nouvelle inusité. Établit depuis 1991, le magazine littéraire The Literary Review of Canada est fort reconnu dans les milieux politique et culturel. Dans la trempe du New York Review of Books, du London Review of Books ou du Britain’s Times Literary Supplement, le Literary Review of Canada a réalisé la liste des 100 ouvrages les plus importants de l’histoire canadienne. À noter que ce sont les écrits les plus importants, et non ceux que l’on pourrait qualifier de meilleurs, que l’on qualifierait ici de grande littérature, qui sont relevés dans cette liste.

C’est ainsi que le fameux rapport réalisé en 1839 par John George Lambton, mieux connu sous le nom de lord Durham, sous le titre Report on the Affairs of British North America, dans lequel il recommandait l’assimilation des Canadiens français, se retrouve en 4e position. La 1ère place revient au Bref récit et succincte narration de la navigation faite en 1535 et 1536 par Jacques Cartier en 1545.

Le premier livre franco-québécois à se retrouver dans le top 100 de la Literary Review of Canada est Maria Chapdelaine (14e place), un désormais classique de la littérature québécoise publié en 1914 par Louis Hémon. Viennent ensuite quelques autres romans ou essais tels Menaud, maître-draveur (19e place) de Félix-Antoine Savard en 1937, Bonheur d’occasion (22e place) de Gabrielle Roy en 1945, Les Plouffe (25e place) de Roger Lemelin en 1948, l’inévitable Refus Global (26e place) de Paul-Émile Borduas en 1948, Les belles-sœurs de Michel Tremblay en 1968 et Nègres blancs d’Amérique (50e place) publié en 1968 par Pierre Vallières, un des fondateurs du Front de libération du Québec (F.L.Q.). La liste contient en outre 6 rapports de commissions royales canadiennes.

Outre le rapport Durham, on retrouve en 18e place un autre ouvrage portant en partie sur les troubles de 1837-1838. On parle ici du livre de Donald G. Creighton publié en 1937, The Commercial Empire of the St. Lawrence, 1760-1850, dans lequel l’auteur favorise la thèse économique afin d’expliquer les rébellions qui se déroulent au Bas-Canada en 1837-1838.

Référence :

La Presse, 21 novembre 2005.

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