Jean-Baptiste Lacombe

Plusieurs individus ont été, bien malgré eux, impliqués dans les événements de 1837 dans le comté des Deux-Montagnes. À savoir, certains ont été qualifiés de patriotes par le seul fait d’avoir été constitués prisonniers. Il semble que ce soit le cas de Jean-Baptiste Lacombe.

Journalier dans la paroisse de Sainte-Scholastique, Jean-Baptiste Lacombe naît vers 1794 de Jacques Lacombe et de Josèphe Monarque. On lui connaît Joseph et Jacques Lacombe comme frère, tous deux impliqués (mais de loin) dans les troubles de 1837 au même endroit.

Lacombe effectue son examen volontaire le 15 février 1838 devant le juge de paix Benjamin Hart. Affirmant être âgé de 44 ans et sachant lire et écrire, il dit : « J’ai été pris il y aura quinze jours vendredi prochain. Je ne sais pas pourquoi j’ai été pris. Je crois que l’on m’a pris en guise de mon frère. Mon frère fut en la même occasion arrêté par M. Mackay et par l’huissier Michel Saint-Georges, mais il s’échappa d’eux. C’est alors que l’on me prit à sa place . »

Jean-Baptiste Lacombe est donc emprisonné à la prison du Pied-du-Courant à Montréal pour haute trahison (!!!) le 6 février 1838. Il est néanmoins libéré le 7 juillet suivant moyennant une caution de 1 000 £.

À la suite de sa libération, il fait tout de même une réclamation de 20£ et 10 sols à la Commission des pertes pour des dommages encourus à ses propriétés en 1837. Le document atteste qu’il réclame le tout « pour effets qu’on dit avoir été pillés par les troupes et les volontaires ». Le jugement va comme suit : Les commissaires « ne sauraient mettre aucune foi » dans les témoignages en faveur du réclamant. Toutefois, un des commissaires, M. Leblanc, se dissocie du jugement de ses paires puisque « la preuve a été prise ex parte ». Malgré tout, Jean-Baptiste Lacombe n’aura aucune rétribution, tout comme son frère Jacques d’ailleurs.

Références :

BAC, Feddocs, Lower Canada Rebellion looses claims 1837-1855, Project no 19-2, RG 19, series E-5-B (R200-113-0-F), volume 3796, no 2358, p. 680.

BAnQ, TL888, S999, M-286, Affaires criminelles et de police, examen volontaire de Jean-Baptiste Lacombe, 15 février 1838.

BAnQ, « Documents relatifs aux événements de 1837-1838 », Fonds Ministère de la justice, M-165-5, no 3091, Registre de la prison de Montréal en 1837-1838.

AUBIN, Georges et Nicole Martin-Verenka, Insurrection. Examens volontaires, Tome 1, 1837-1838, Montréal, Lux Éditeur, 2004, 318 p.

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