Réinhumation de la dépouille du curé Chartier

Voici une histoire qui sort de l’ordinaire, il faut le dire. Il s’agit ici bel et bien du fameux curé patriote Étienne Chartier de Saint-Benoît. Né en 1798, Chartier devient d’abord avocat, mais se fait aussi ordonner prêtre en 1828. Il est largement reconnu pour être le seul prêtre à avoir été impliqué directement dans le camp des patriotes lors des rébellions de 1837-1838 dans le comté des Deux-Montagnes.

À son retour d’exil aux États-Unis, l’évêque de Québec lui confie la cure de Saint-Gilles, au sud de Québec, en 1852. Malade toutefois, il n’y pratique que peu de temps puisqu’il s’éteint à l’Hôpital Général de Québec, le 6 juillet 1853. Dans l’indifférence, il est inhumé sous le parvis du sanctuaire de l’église paroissiale de Saint-Gilles de Lotbinière. Il est d’ailleurs le seul curé de l’endroit à y être enterré.

La réinhumation des restes de l’« aumônier des patriotes » est l’initiative de M. Léo Chartier, de Wotton, un petit-neveu du prêtre, qui s’est donné pour mission de réhabiliter la mémoire de son parent. Nous connaissions déjà M. Léo Chartier pour sa participation notoire aux événements entourant le 165e anniversaire de la rébellion à Saint-Eustache, en 2002.

Un article de Marc Lestage, dans Le Soleil du 29 octobre 2006, nous donne quelques détails sur l’événement. En fait, M. Léo Chartier a déjà obtenu la permission de la fabrique de la paroisse de Saint-Gilles et de l’archidiocèse de Québec d’exhumer la dépouille de son grand-oncle.

L’événement s’est déroulé lundi le 21 mai 2007 (Journée nationale des Patriotes) à Saint-Gilles de Lotbinière. À 10h30, à la salle municipale de l’endroit (1605, rue Principale), il y eu d’abord l’inauguration de l’exposition « Les avatars d’un curé révolutionnaire ». Le tout a été suivi par la cérémonie commémorative de réinhumation du curé Étienne Chartier à 13h00. Un mot de bienvenue a été prononcé par l’instigateur de l’événement, M. Léo Chartier, puis par un panégyrique d’Étienne Chartier. Il y eut par la suite la translation de la dépouille mortelle du curé patriote au cimetière de la paroisse Saint-Gilles où se sont tenus recueillement et prières. Enfin, sur réservation, les gens ont pu retourner à la salle municipale pour un vin d’honneur et un léger goûter. Nous dresserons éventuellement un portrait complet du curé Étienne Chartier.

Références :

Le Soleil, 29 octobre 2006.

Site Internet : www.chartier-glp.info

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