2007 : controverse autour de lord Durham

Nous relatons cette semaine une controverse qui implique le fameux rapport Durham publié en 1839. L’historienne Janet Ajzenstat, dont l’article, paru dans le Ottawa Citizen en date du 7 novembre dernier, relate la résurgence du débat entourant la vision du Canada selon lord Durham.

Il faut d’abord savoir, qu’en octobre 2007, une exposition présentée par la Commission de la capitale nationale, située sur la rue Sparks à Ottawa, a été modifiée en raison d’une controverse au sujet d’un de ses panneaux qui fut d’ailleurs retiré. On représentait Durham comme étant l’un des personnages marquants de l’histoire du Canada, un portrait en soi flatteur de l’auteur de l’historique rapport Durham, rédigé à la suite des rébellions de 1837-1838 dans le Haut et le Bas-Canada.

Le texte de l’exposition ne mentionnait aucunement la principale recommandation de Durham qui était l’assimilation des Canadiens français, un peuple qualifié de « sans histoire et sans culture », une phrase qui fait désormais partie de l’histoire.

La vision politique de Durham doit être remise en contexte. Son rapport est, selon Mme Ajzenstat, « bien plus nuancé et impartial qu’on ne le croit généralement », et avec raison. Étant originellement l’un des députés britanniques les plus libéraux en son pays, Durham « n’a-t-il pas été le premier à proposer la responsabilité ministérielle pour le Canada ? », puisque en fait, il proposait ni plus ni moins l’assimilation des Canadiens français simplement pour « leur propre bien » en affirmant : « C’est pour les tirer de leur infériorité que je veux donner aux Canadiens notre caractère anglais… »

Ceci étant dit, à l’instar des propos de notre collègue et ami Gilles Laporte, lord Durham demeure un personnage historique dont la mémoire au Québec ne mérite pas une attention aussi importante.

Référence :

The Ottawa Citizen, 7 novembre 2007.

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