7e séance du Comité permanent du comté des Deux-Montagnes

 

C’est évidemment dans la foulée des rassemblements politiques qui se tiennent un peu partout dans le comté des Deux-Montagnes en 1837 que se déroule la 7e séance du Comité permanent du comté des Deux-Montagnes. Le tout se tient à Saint-Benoît, le « bastion patriote » par excellence, le 3 septembre 1837.

            C’est d’abord le notaire Jean-Joseph Girouard, codéputé du comté, qui est appelé à donner, devant le Comité, « des explications sur les procédés qui ont eu dernièrement lieu dans la Chambre d’assemblée, et sur les motifs qui ont engagé la majorité de la Chambre à persister dans les réclamations du peuple et de ses représentants, pour obtenir les réformes nécessaires à la marche d’un gouverneur protecteur et qui sont indispensables au bonheur du peuple ». Sur une motion de Casimir Leroux, il est unanimement résolu d’approuver l’adresse de la Chambre d’assemblée en réponse au discours du gouverneur Gosford.

            John C. Hawley propose ensuite que des « remerciements sincères de ce Comité soient votés à Augustin-Norbert Morin, écuyer, membre du parlement provincial, en reconnaissance de son dévouement constant et désintéressé dans la défense des libertés de ses compatriotes, et pour ses efforts et ses travaux depuis un grand nombre d’années dans nos difficultés politiques, et particulièrement pour la manière noble, énergique et supérieure avec laquelle il a exprimé, rédigé et soutenu les justes réclamations et protestations du peuple et de la représentation du pays en diverses occasions, et surtout l’adresse de la Chambre d’assemblée de l’année dernière, et celle de cette année en réponse à la harangue du trône ». On charge aussi Félix-Hyacinthe Lemaire dit Saint-Germain de faire parvenir à M. Morin, à titre de secrétaire-correspondant du dit Comité, l’« expression respectueuse des sentiments de ce Comité ».

            Par la suite, les marchands Jean-Baptiste Dumouchel et Jacob Barcelo exposèrent au Comité la correspondance qu’ils échangèrent avec l’exécutif, « et qui s’est terminée par la révocation de leurs commissions comme juges de paix ».

            Enfin, il est dit que « plusieurs annoncent qu’à la prochaine séance du Comité il sera proposé des mesures pour remplacer par des nominations populaires, et par la voie de l’élection, les magistrats de ce comté qui ont été destitués de leurs charges pour leur conduite patriotique ».

            Il est finalement ordonné que le tout soit communiqué au Comité central et permanent du district de Montréal.

 

RÉFÉRENCE

La Minerve, 19 octobre 1837.

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