Walterloo : véritable fait d’arme de Colborne

 

Durant sa grande carrière militaire, sir John Colborne, célèbre vainqueur de la bataille du 14 décembre 1837 à Saint-Eustache, connaît un fait d’arme encore plus important. D’abord, mentionnons que ce dernier, 1er baron Seaton, naît à Lyndhurst (Hampshire) en Angleterre le 16 février 1778. Il est le fils unique de Samuel Colborne et de Cordelia Anne Garstin. Il décède le 17 avril 1863, à Torquay (Devonshire), Angleterre.

            Colborne débute sa carrière militaire en 1794, à l’âge de 16 ans, en tant qu’enseigne dans le 20e régiment. Après s’être élevé au grade de feld-maréchal, il est promu lieutenant-colonel en 1799, puis sert un peu partout en Europe et en Afrique. Il joint ensuite les rangs du 52e régiment de l’Oxfordshire Light Infantry, « un des trois célèbres régiments de la Light Brigade[1] » dirigée par le duc de Wellington. Après avoir servi dans la péninsule ibérique, il assume désormais lui-même le commandement du régiment.

            En janvier 1812, il subit une grave blessure durant l’attaque à Ciudad Rodrigo ; blessure qui le rend handicapé d’un bras. De retour au front en juillet de l’année suivante, il retrouve le commandement de son bataillon au début de 1814. Promu colonel la même année, il accepte parallèlement diverses charges honorifiques auprès de la couronne britannique.

En 1815, dans le contexte des guerres napoléoniennes, son régiment est alors intégré à la Light Brigade du major général sir Frederick Adam, celle-ci « chargée de maintenir les communications à l’extrême droite de la ligne britannique à Waterloo[2] ». « La brigade faisait face à une partie considérable de la célèbre Garde impériale de Napoléon et avait pour but d’empêcher tout mouvement visant à faire fléchir la ligne britannique[3]. »

            Voyons plus en détails la célèbre bataille qui mena à l’abdication de l’empereur français. Waterloo (plus spécifiquement à Mont Saint-Jean), est situé à environ une vingtaine de kilomètres au sud de Bruxelle (Belgique). L’affrontement se déroule le 19 juin 1815 et oppose l’armée française de Napoléon 1er  (70 000 soldats) aux Alliés, qui comprennent les Anglais et les Néerlandais (68 000 soldats), dirigés par le général Arthur Wellesley, duc de Wellington, et les Prussiens (53 000) sous les ordres du maréchal Gebhard von Blücher, pour un total de 121 000 hommes[4].

La Garde impériale de Napoléon se prépare en fin de journée à lancer une colonne en direction des alliés dans le nord. La Light Brigade prit position face à l’est afin de « diriger un tir de flanquement dans les rangs de la colonne française en marche[5] ». La suite des événements est décrite par Alan Wilson, biographe de Colborne dans le Dictionnaire biographique du Canada :

 

Au moment propice, cependant, et après les premières salves de la brigade, Colborne, agissant de son propre chef avec beaucoup de courage et d’initiative, fit sortir le 52e régiment des lignes et lança ses troupes dans une charge téméraire [à la baïonnette] qui mit immédiatement la Garde impériale en déroute. Au moment où la Garde, prise par surprise, s’enfuyait en désordre, le reste de l’armée française s’effondra dans une confusion totale le long de la route de Charleroi[6].

 

            Certains historiens ont « prétendu que l’action audacieuse de Colborne avait assuré la victoire à Waterloo, quoique Wellington ne lui ait jamais reconnu un effet décisif[7] ». Environ 15 minutes après l’action de Colborne, Wellington arriva sur le champ de bataille et hissa son chapeau en guise de victoire et ordonna la poursuite des troupes françaises. Tel que décrit encore une fois par son biographe, le « colonel du 52e » est par la suite « largement acclamé de toutes parts et reçut des décorations en Angleterre, en Autriche et au Portugal ».

            À la suite de la bataille de Waterloo, les pertes de part et d’autre se chiffrent comme suit : Français : 7 000 morts et 18 000 blessés, Alliés (incluant Anglais et Prussiens) : 4 800 morts et 17 200 blessés[8].

 

Référence :

WILSON, Alan, « Colborne, John », DBC, Sainte-Foy, Les Presse de l’Université Laval, volume IX, p. 150-157.



[1] Alan Wilson, « Colborne, John », DBC, Sainte-Foy, Les Presse de l’Université Laval, vol. IX.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Site Internet : www.wikipedia.org.

[5] Wilson, loc cit.

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] Site Internet : www.wikipedia.org.

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