Thomas Barron : leader loyal de Lachute

Né vers 1794 en Écosse, Thomas Barron est le fils de Thomas Barron et de Catherine Hubert. Il vit quelques temps chez son oncle James à Hawkesbury dans le Haut-Canada. Il épouse en 1803 Sophie Fortier. En 1809, il devient le premier écossais à s’installer à Lachute. Il se fait construire une grande maison sur la rue principale près de la rivière du Nord. D’ailleurs, il fait construire un pont en 1836 qui enjambe celle-ci (Barron’s Bridge). Rapidement, Barron acquiert les terres de la région de Lachute. Il épouse ensuite Eliza Hastings, mais n’a pas d’enfants. Il reçoit sa commission de notaire en 1812.

Fait intéressant dans la vie du notaire Barron, en 1813 est créée une loge franc-maçonnique à Saint-André. Barron est le premier maître de la Murray Lodge # 5 qui devient en 1825 la St.Andrews Lodge # 5. En 1824, il représente cette loge dans la Grande Loge provinciale de Montréal.

Barron est davantage connu pour son implication politique lors des événements de 1837 puisqu’il est l’un des plus fervents loyaux de la seigneurie d’Argenteuil. Il participe ainsi à plusieurs rassemblements politiques. Afin de dénoncer l’adoption des 92 Résolutions, Barron participe à une assemblée loyale à Saint-André le 12 avril 1834. Puis, lors d’une autre assemblée à Saint-André le 23 décembre de la même année, il propose une motion selon laquelle l’assemblée décide de faire parvenir au gouverneur, une pétition adressée à sa Majesté. Il est alors nommé au sein de la St.Andrews Constitutionnal Association, vouée à la défense des droits des loyaux sujets de sa Majesté.

À l’été 1837, Barron est nommé juge de paix pour le comté de Deux-Montagnes en remplacement de ceux destitués pour cause de patriotisme. D’ailleurs, son nom apparaît sur une déclaration de loyauté rédigée par des miliciens lors d’une assemblée tenue à Argenteuil le 3 août 1837.

Afin de contrecarrer les agissements des patriotes du comté, Barron offre aux autorités d’enrôler des volontaires loyalistes de sa région. Colborne acquiesce à sa demande et propose de les incorporer aux

1 200 autres du major Townshend du 24e Régiment, alors stationné à Carillon.

Au moment des troubles en décembre 1837, Barron inflige de durs coups aux patriotes du comté. En effet, selon les écrits d’Amédée Papineau, Barron est le «meurtrier» de Cléophée Masson, sœur de Luc-Hyacinthe Masson, alors âgée de 18 ans, qui est dépouillée de ses vêtements par les volontaires de Barron et chassée de chez elle avec sa mère. Le notaire et avocat de Lachute Thomas Barron meurt le 23 janvier 1864 à Lachute.

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