Monsieur, je demande réparation ! (Introduction au duel à l’époque des rébellions de 1837-1838)

Un duel typique au XIXe siècle.

Un duel typique au XIXe siècle.

Cette semaine, nous introduisons un nouveau concept que l’on peut observer lors des troubles de 1837-1838 : le duel. D’abord, définissons ce qu’est un duel. Le site Internet encyclopédique universel Wikipedia en donne une excellente définition : « Le duel est un combat, soumis à certaines règles, opposant deux adversaires, l’un ayant demandé à l’autre réparation par les armes d’une offense ou d’un tort. Les combattants sont assistés de témoins qui veillent au respect des règles, ainsi qu’aux conventions particulières fixées avant le combat. Ce mot vient du latin duellum, forme ancienne de bellum, guerre, et non de duo, deux. »

Il se trouve donc qu’au Canada, le duel nous est connu depuis le milieu du XVIIe siècle. À cette époque, il est véritablement à son apogée en France. Alors qu’on se bat à l’épée du côté français, les Anglais préfère quant à eux l’affrontement au pistolet. À la suite de la Conquête, le Canada passe sous la gouverne de l’Angleterre. Par ce changement de métropole, le duel au pistolet est ainsi introduit au pays.

À l’époque insurrectionnelle, il est intéressant d’observer une certaine augmentation du nombre de duels au Bas-Canada. Plusieurs de ces affrontements concernent directement des acteurs importants des rébellions de 1837-1838, autant dans le camp patriote que dans le camp loyal. Nous proposons donc à nos lecteurs de publier de manière aléatoire, dans les mois et les années à venir, quelques histoires intéressantes sur ces personnages qui se sont affrontés lors de duels. Nous citerons d’emblée quelques-uns des principaux individus que nous aborderons éventuellement dans nos chroniques. Parmi les plus impliqués dans ce genre d’affrontement, se trouvent entre autres Édouard-Étienne Rodier, député de l’Assomption, Ludger Duvernay, éditeur de La Minerve, Amury Girod, le Suisse intellectuel patriote, Charles-Ovide Perrault, jeune député de Vaudreuil, Thomas Storrow Brown, chef militaire de l’Association des Fils de la Liberté et leader des insurgés à la bataille de Saint-Charles le 25 novembre 1837, Pierre-Édouard Leclère, surintendant de la police à Montréal, Clément-Charles Sabrevois de Bleury, député chouayen de Richelieu, John A. Roebuck, représentant de la Chambre d’assemblée du Bas-Canada en Angleterre, Rodolphe Desrivières, Fils de la Liberté et exilé aux Bermudes, ainsi que Joseph-Guillaume Barthe, célèbre poète patriote. L’ensemble de ces récits furent tiré de l’incontournable ouvrage d’Aegidius Fauteux, Le duel au Canada (1934).

Référence:

FAUTEUX, Aegidius, Le duel au Canada, Les éditions du Zodiaque, 1934.

Site Internet : www.wikipedia.org.

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