Félix Robert

Félix Robert semble avoir été l’un des artisans de la mobilisation patriote à Saint-Eustache en 1837. Il naît et est baptisé au même endroit le 10 décembre 1814 par le curé Jean-Baptiste Gatien. Il est le fils de Jean-Baptiste Robert dit Fache et de Marie-Magdeleine Rodrigue. Lors des troubles insurrectionnels, il est donc âgé de 23 ans et réside comme cultivateur sur le Grand-Chicot à Saint-Eustache. Le 28 septembre 1840, il épouse à Saint-Eustache Hyacinthe-Olympe Rochon, fille de Jacques Rochon et de Louise Rochon.

À vrai dire, le nom de Robert n’apparaît que dans un seul document prouvant son implication dans la résistance armée du camp de Saint-Eustache à l’automne 1837. C’est la déposition de Paul Tité, cultivateur de Sainte-Scholastique, réalisée le 30 décembre 1837 devant le juge de paix Frédéric-Eugène Globensky, qui nous éclaire sur l’implication de Robert dans les événements insurrectionnels. Quelques jours avant la bataille de Saint-Eustache, Félix Robert fait parti d’un groupe d’insurgés chargés de réquisitionner les habitants de la région. Il se trouve alors sous le commandement d’Augustin Sanche dit L’Espagnol, l’un des leaders du camp armé. Selon Tité, le groupe dont Robert fait parti se serait arrêté chez le nommé Antoine Desjardins sur la côte du Grand-Chicot où une chèvre et un bœuf auraient été subtilisés. Chez François Duquette, le groupe aurait aussi pris un cheval et une vache. Le tout est emmené le lendemain au camp armé des patriotes de Saint-Eustache. Aucune preuve ne nous permet d’avancer le fait que Robert participe ensuite à l’affrontement du 14 décembre 1837.

Nous savons en outre que le nom de Robert se retrouve plus tard, plus précisément le 23 novembre 1852, sur une pétition pour empêcher le départ du curé Hippolyte Moreau de Saint-Eustache.

Félix Robert dit Fache décéde à Saint-Eustache le 21 décembre 1891, et est inhumé deux jours plus tard, à l’âge de 78 ans, sous les offices du curé Louis-Ignace Guyon. L’un de ses fils, Félix, un artisan de métier, agit à titre de témoin en compagnie d’un nommé Victor Rochon, cultivateur. Son épouse lui servit quelque temps et meurt à son tour au même endroit le 2 novembre 1895 à 71 ans.

Références :

Archives de l’évêché de Saint-Jérôme. Pétition des paroissiens de Saint-Eustache pour empêcher le départ du curé Hyppolite Moreau, 23 novembre 1852.

BAC, recensement de 1842, County of the Lake of Two-Mountains, St.Eustache Parish, bobine C-728.

BAnQ, « Documents relatifs aux événements de 1837-1838 », Fonds Ministère de la justice, P224, M-165-2, no 681, déposition de Paul Tité, 30 décembre 1837.

Répertoire des Actes de baptêmes, mariages et sépultures (R.A.B.), P.R.D.H.

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