Archive for octobre, 2009

Séance de dédicaces au Salon du livre de Montréal 2009

octobre 27th, 2009

C’est avec joie et fierté que j’annonce à mes lecteurs que je tiendrai une séance de dédicaces au prochain Salon du livre de Montréal (2009) (Place Bonaventure, 800 rue de la Gauchetière Ouest) qui se tiendra samedi, le 21 novembre 2009, de 13 h à 14 h 30. Mon kiosque sera situé aux éditions du Septentrion (no 112), dans la section du diffuseur Dimédia, tout juste à l’entrée du Salon. Au plaisir de vous y rencontrer !

Un Prix Cybèle pour « Jacques Labrie »

octobre 15th, 2009

Mardi dernier, 13 octobre, j’étais invité au Gala de la Culture de la ville de Saint-Eustache, le tout organisé par le Conseil Arts et Culture. Une très belle soirée. C’est avec une joie immense que j’ai remporté le Prix Cybèle, dans la catégorie « Lettres », pour la publication de mon Jacques Labrie. Écrits et correspondance (Septentrion, 2009). Merci au jury ! Merci à tous des bons mots à mon égard. Je suis très touché…

Les bœufs sont lents mais la terre est patiente

octobre 3rd, 2009

Samedi, 26 septembre dernier. Nous sommes le matin et je suis à préparer le déjeuner pour ma petite famille. La télé est ouverte à RDI ou LCN, je ne sais trop. Et là, paf ! La nouvelle sort sur les fils de presse de tous les réseaux : le cinéaste Pierre Falardeau est décédé d’un cancer. Je suis en état de choc ; mon réalisateur québécois préféré n’est plus.

Mon premier contact avec l’œuvre du controversé personnage remonte évidemment comme plusieurs avec le personnage d’Elvis Gratton. Mais le premier vrai choc littéraire auprès de l’œuvre de Falardeau remonte à mon époque collégiale. Je suis alors au Cégep Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, en 1996. Je flâne ici et là à la coop de l’école et je tombe par hasard sur une nouvelle publication : 15 février 1839. Scénario (publié chez Stanké). Wow ! me dis-je, enfin le projet du cinéaste mis sous presse. Je l’achète aussitôt et le lis en quelques heures. J’apprends ce qu’est l’histoire et l’écriture du même coup. Un ouvrage qui m’a marqué certainement.

Il aura fallu cinq ans au réalisateur afin d’avoir les fonts nécessaires pour réaliser ce magnifique film historique relatant les dernières heures du patriote Chevalier de Lorimier, incarcéré à la prison du Pied-du-Courant, à Montréal, avant d’être pendu avec quatre de ses compatriotes, le 15 février 1839.

Par rapport à ce film, j’ai le souvenir impérissable d’une glaciale nuit d’hiver de l’an 2000, à Saint-André-d’Argenteuil, alors que je m’étais rendu avec ma famille pour assister, presque en secret, au tournage de la toute première scène du film : l’incendie d’une maison par les troupes anglaises sur un plan de caméra latérale incroyable. Je tenais à partager mes souvenirs avec les lecteurs… Salut M. Falardeau !

Gare à celui qui insulte le député de Vaudreuil !

octobre 3rd, 2009

Cette semaine, nous mettons à l’attention de nos lecteur une lettre des plus intéressante que nous avons dénichée dans l’ouvrage d’Aegidius Fauteux, Le duel au Canada. Le 8 janvier 1836, le jeune député de Vaudreuil, Charles-Ovide Perrault, écrit une lettre à son beau-frère, le libraire Édouard-Raymond Fabre, dans laquelle il relate un épisode de règlement de compte qui se déroula à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada la même journée à l’égard de Charles-Clément Sabrevois de Bleury, alors député bureaucrate du comté de Richelieu :

Québec, 8 janvier 1836

Entre nous. J’ai eu une querelle avec un membre. Voici les fait, Bleury m’a insulté de lui à moi, mais de manière à être entendu par de quelques membres, – en Chambre, – et pendant que le greffier lisait les journaux. C’était à propos du comité sur la potasse. Bleury voulait faire venir Moffat et McGill devant le comité. Je m’y opposai ; tout cela privément. Lafontaine s’y opposa aussi. Voyant qu’il ne pouvait réussir, il s’est retiré en disant : « Voilà ce que c’est d’avoir affaire à de la crasse. » Il s’en alla s’asseoir à sa place en répétant ces mots. Je parlai de suite à O’Callaghan et Morin : le premier était d’opinion d’en faire rapport à la Chambre ; le second en parla à M. Girouard, et tous deux étaient d’opinion qu’il ne fallait pas en parler à la Chambre. O’Callaghan en parla à M. Papineau qui dit qu’il fallait ou se plaindre à la Chambre ou lui faire sentir hors de la Chambre. J’adoptai ce dernier parti et, en sortant ce soir à 10 heures, je rejoignis Bleury près de la Batterie. Là, je le saisis par le manteau en l’arrachant de ses épaules et lui disant : « Vous m’avez insulté, gare! » De suite de lui faire pleuvoir des coups. Il s’est débattu, a tombé et, en tombant, m’a empoigné la jambe. Les chemins glissants m’ont fait tombé aussi et, pendant que nous étions à terre, nous avons été séparés par Archambault et O’Callaghan. Bleury de se dépiter en disant que ce n’était pas la manière de tirer vengeance. Je fonçais encore sur lui, mais Archambault l’a protégé et Bleury n’était pas pour le coup de poing. Je n’ai pas reçu une égratignure et, si j’en juge par la marque que j’ai sur l’un des doigts, il doit avoir reçu un bon coup sur le visage ; peut-être sur les dents. Je suis certain de lui avoir donné plusieurs coups de poing dans le visage. Quand nous avons été forcés de quitter la bataille, Cherrier est accouru pour savoir ce qui en était. Si Bleury voulait aller plus loin, je verrai M. Papineau et aviserai avec lui. Jusqu’à présent voici ma réponse que je crois bonne :

Je suis la personne insultée et attaquée ; j’avais droit à une réparation et à l’usage des « weapons », j’ai choisi ceux que l’individu méritait. S’il veut d’autre satisfaction, tout ce que je puis promettre, c’est d’ajouter des coups de pied aux coups de poing qui ont été donnés en acompte. Tout cela est entre nous.