Archive for août, 2009

Jean-Baptiste Lalande

août 22nd, 2009

Jean-Baptiste Lalande naît à Saint-Eustache le 20 juillet 1792. Il est issu du second mariage de son père Jean-Baptiste Lalande et de Félicité Leduc.

Jean-Baptiste Lalande épouse en premières noces Marie Fortier à Saint-Eustache le 5 août 1811. Il se marie ensuite avec Marie-Sophie Meilleur le 5 juin 1820 au même endroit. Les divers recensements nous donnent quelques détails sur la vie de Jean-Baptiste Lalande. Nous savons qu’il est un cultivateur résidant sur le rang Fresnière à Saint-Eustache.

Il participe à l’un des plus importants rassemblements politiques tenus à Saint-Eustache le 14 avril 1834. L’assemblée, convoquée par les familles constitutionnelles De Bellefeuille et Globensky, prend cependant un virage inattendu. En effet, elle est « détournée » par des partisans patriotes. Les loyaux de Saint-Eustache, dont Lalande fait parti, sont donc obligés de poursuivre leur réunion chez le notaire Globensky où ils adoptent 5 résolutions allant à l’encontre des 92 Résolutions du Parti patriote. De plus, les bureaucrates obtiennent l’appui de 215 personnes présentes à leur assemblée. Jean-Baptiste Lalande est l’un des signataires de l’adresse.

Étrangement, après cette incursion dans le camp loyal, Lalande est considéré comme étant compromis en 1837 par le curé Paquin qui réalise un inventaire de l’allégeance politique de ses paroissiens en 1839. De plus, il est jugé d’une manière encore plus radicale puisqu’il est qualifié de rebelle par le docteur Charles O’Doherty qui réalise un recensement des habitants de Saint-Eustache en 1839. Jean-Baptiste Lalande meurt à Saint-Eustache le 3 mars 1851 à l’âge de 58 ans.

Le drapeau des réformistes du Haut-Canada

août 15th, 2009

Nous connaissons évidemment les principaux étendards bas-canadiens qui flottent durant des troubles de 1837-1838. Certains, toutefois, ne sont peut-être pas sans savoir que les réformistes du Haut-Canada possèdent aussi leur bannière.

Effectivement, ce drapeau est aussi appelé celui de la République du Canada. Sur un fond bleu-indigo, il est orné de deux étoiles blanches côte à côte, à cinq pointes chacune, accompagnées du mot Liberty. On croit que les deux étoiles représentent le Haut et le Bas-Canada, unis dans la lutte contre le gouvernement britannique. Il est dans la lignée des autres étendards créés à la même époque dans le mouvement d’éveil des nationalités en Europe et en Amérique du Sud.

De plus, on pense qu’il serait la première tentative de création d’une bannière nationale sans que les Britanniques y soient représentés avant l’adoption, par le gouvernement fédéral, de l’unifolié canadien en 1965 que l’on connaît aujourd’hui.

Mais d’où vient ce drapeau haut-canadien ? Il proviendrait de la goélette Anne lors de l’affrontement de Windsor en janvier 1838. Le commandant du bateau, le Dr Edward Alexander Theller, affirme notamment au moment de son procès que le drapeau du gouvernement provisoire canadien avait été planté par les réformistes.

De nos jours, le drapeau des réformistes du Haut-Canada est exposé au Vancouver Museum et serait le seul exemplaire connu. Le texte explicatif de ce dernier nous dit qu’il flotta lors des rébellions de Mackenzie-Papineau en 1837-1838.

Vol de cadavres à Saint-Eustache

août 8th, 2009

Voici une petite histoire dont le sujet nous a été transmis par notre ami et collègue, M. Georges Aubin, toujours au fait de nouvelles découvertes historiques. L’histoire dont il est question est tirée du journal La Patrie (1879-1978).

L’acteur principal du récit est Zéphirin Champagne, un cultivateur de Saint-Eustache. Il faut d’abord savoir que Zéphirin Champagne est le fils de Charles Laplante dit Champagne, boulanger résidant sur la Grand-rue, au village de Saint-Eustache, et boulanger du camp armé dans le mois précédant la bataille du 14 décembre 1837. Mais venons-en à l’histoire qui nous intéresse. Laissons donc le journal La Patrie nous raconter cette histoire bizarre :

M. Zéphirin Champagne, cultivateur de Saint-Eustache, est allé se plaindre samedi à M. Bissonnette, que les cadavres de Pierre Labelle, d’Angélique Girouard, celui d’une jeune fille nommée Mallette, d’un Italien étranger à la paroisse, enfin celui d’une dame Dumoulin avaient été enlevés du charnier de Saint-Eustache, le 21 courant. On visita les écoles de médecine de la ville dans l’espoir de recouvrer un ou plusieurs des cadavres, mais les recherches furent infructueuses.

Dès le lendemain, le même quotidien nous relate le dénouement de ce récit. En effet, le même Champagne aurait par la suite averti l’éditeur de La Patrie afin de lui confirmer la découverte des cinq corps. Ces derniers furent retrouvés dans une grange du village de Saint-Eustache, non loin de leur endroit d’origine. Les raisons demeurent cependant obscures. Les éditions subséquentes de La Patrie ne nous apprennent rien de plus à ce sujet…