Archive for juillet, 2009

François Mallet (1re de 2 parties)

juillet 18th, 2009

François Mallet joue un rôle non négligeable dans le comté des Deux-Montagnes en 1837. Né à Lachine (Montréal) le 2 mars 1780, il est le fils de Joseph Mallet et d’Angélique Tabaut (Tabeau).

Le 14 février 1814, Mallet épouse à Pointe-Claire Hippolyte Mallet. Le couple a quelques enfants dont Joseph qui est aussi impliqué dans les événements insurrectionnels. Selon le recensement de 1831, François Mallet serait un cultivateur résidant sur la côte nord de la petite rivière du Chêne (Rivière-Nord).

Au niveau politique, François Mallet est impliqué dans le camp patriote en 1837. En a-t-il toujours été ainsi ? Rien d’aussi sûr puisqu’on le retrouve, selon toute vraisemblance, à deux rassemblements bureaucrates en 1834. Il est d’abord signataire de l’adresse adoptée lors d’une assemblée tenue à Saint-Eustache le 14 avril 1834. On le retrouve ensuite à l’assemblée constitutionnelle de Saint-André-d’Argenteuil le 23 décembre 1834. C’est à ce moment que l’on forme une association vouée à la sauvegarde des droits des loyaux du comté des Deux-Montagnes, la St. Andrews Constitutional Association.

Son allégeance politique semble évoluée entre 1834 et 1837. En fait, il est signataire de l’invitation en vue de l’assemblée anticoercitive prévue le 1er juin 1837 à Sainte-Scholastique. Nous ne savons toutefois s’il participe réellement à ce rassemblement.

Selon son examen volontaire du 30 janvier 1838, Mallet aurait été commandé par le docteur Chénier de se rendre au camp patriote de Saint-Eustache. Cependant, en raison de son âge avancé, le chef patriote lui permis de « s’en retourner ».

Monsieur, je demande réparation ! (Introduction au duel à l’époque des rébellions)

juillet 11th, 2009

Un duel typique au XIXe siècle.

Un duel typique au XIXe siècle.

Cette semaine, nous introduisons un nouveau concept que l’on peut observer lors des troubles de 1837-1838 : le duel. Le site Internet encyclopédique universel Wikipedia en donne une excellente définition : « Le duel est un combat, soumis à certaines règles, opposant deux adversaires, l’un ayant demandé à l’autre réparation par les armes d’une offense ou d’un tort. Les combattants sont assistés de témoins qui veillent au respect des règles, ainsi qu’aux conventions particulières fixées avant le combat. » Plusieurs de ces duels concernent directement des acteurs importants des rébellions de 1837-1838, autant dans le camp patriote que dans le camp loyal.

Nous proposons à nos lecteurs de publier de manière aléatoire, dans les mois et les années à venir, quelques histoires intéressantes sur ces personnages qui se sont affrontés lors de duels. Nous citerons quelques-uns des principaux individus que nous aborderons dans nos chroniques. Parmi les plus impliqués dans ce genre d’affrontement, se trouvent entre autres Édouard-Étienne Rodier, député de l’Assomption, Ludger Duvernay, éditeur de La Minerve, Amury Girod, le Suisse intellectuel patriote, Charles-Ovide Perrault, jeune député de Vaudreuil, Thomas Storrow Brown, chef des insurgés à la bataille de Saint-Charles le 25 novembre 1837, Pierre-Édouard Leclère, surintendant de la police à Montréal, Clément-Charles Sabrevois de Bleury, député chouayen de Richelieu, Rodolphe Desrivières, Fils de la Liberté et exilé aux Bermudes, ainsi que Joseph-Guillaume Barthe, célèbre poète patriote.

Une nouvelle exposition permanente sur les patriotes à Saint-Eustache

juillet 4th, 2009

Depuis quelques jours, la population peut visiter la nouvelle exposition permanente présentée dans les salles d’exposition de la Maison de la culture et du patrimoine de Saint-Eustache : La rébellion de 1837 dans le comté des Deux-Montagnes. Cette exposition fait suite à celle contenue au même endroit entre 2000 et 2008.

Elle marque un virage important dans l’interprétation de la mobilisation et de la résistance patriote de la région. L’exposition intègre un contexte sociopolitique élargi : les troubles de 1837 dans le comté des Deux-Montagnes s’inscrivent dans un bouillonnement politique propre à notre région.

Notre rôle a été des plus élargi dans les circonstances. D’abord, nous avons réalisé le contenu historique et les scénarios de deux capsules audio : la première porte sur quelques dépositions et examens volontaires que nous avons scénarisé dans le but de rendre leur contenu attrayant et ainsi accessible au large public. Nous avons recréer en second lieu le débat en Chambre portant sur l’adoption des 92 Résolutions, en février 1834.

Nous avons en outre réalisé une présentation sur écran tactile portant sur la hiérarchisation politique à l’époque des patriotes. Tout l’appareil gouvernemental y est décrit dans le moindre détail (iconographie comprise), du rôle de la reine, en passant par le gouverneur, les Conseils exécutif et législatif, ainsi que la Chambre d’assemblée.

De manière plus large, nous avons réalisé une liste exhaustive et biographique de l’ensemble des prisonniers patriotes impliqués dans la résistance des Deux-Montagnes. Enfin, nous avons rédigé la totalité des vignettes explicatives de l’exposition, tout en révisant les ses textes généraux.