Archive for mai, 2009

Un pont à péage sur la rivière des Mille Îles en 1835

mai 30th, 2009

Comme quelques-unes de nos chroniques, c’est tout à fait par hasard que nous sommes tombés sur cet article de fait divers dans La Minerve du 16 février 1835. Nous en faisons l’objet de notre chronique cette semaine, d’abord en raison de la curiosité de la chose et ensuite parce que ses acteurs eustachois étaient impliqués de près ou de loin dans les événements de 1837.

Le projet dont il est question est la construction d’un pont à péage sur la rivière des Mille Îles, entre les paroisses de Sainte-Rose sur l’île Jésus et Saint-Eustache sur la rive nord.

L’initiative de ce projet relève de l’arpenteur Hyacinthe Lemaire dit Saint-Germain (beau-père de Maximilien Globensky) et du marchand William Henry Scott, tous deux de Saint-Eustache.

L’article mentionne entre autres que l’éventuel pont doit avoir une hauteur de huit pieds « au-dessus des eaux hautes ». Enfin, on y propose notamment un coût de deux schellings et demi pour tous « carrosses ou autre voiture à quatre roues, chargés ou non chargés, avec un cocher et quatre personnes ou moins, tiré par deux chevaux ou plus, ou autre bêtes ».

On fixe le prix à un schelling et neuf deniers « pour chaque calèche, cabriolet à deux roues, ou carriole ou autre voiture semblable ». Le taux sera de quatre deniers pour chaque personne à cheval et de deux deniers pour chaque piéton. Cet avis public est parallèlement envoyé à la législature bas-canadienne pour une enquête approfondie. Nous poursuivons nos recherches afin de trouver de plus amples détails dans cette affaire.

Thomas Brunet

mai 23rd, 2009

Thomas Brunet naît à Saint-Eustache le 7 avril 1805. Il est le fils de Thomas Brunet et de Marie-Magdeleine Vaillancourt. Brunet épouse d’abord en la cathédrale d’Ottawa Elmire Richard, le 25 août 1833. Il se marie ensuite avec Marie-Arthémise Cazal dit Girardeau, à Saint-Eustache, le 4 novembre 1845. Brunet réside sur la côte du Lac à Saint-Eustache. Le recensement de 1842 le qualifie toutefois de « voyageur ».

Thomas Brunet réalise une seule déposition relativement à son implication dans les événements de 1837 à Saint-Eustache. Réalisé en 1880, ce témoignage est publié en 1883 dans le fameux ouvrage de Charles-Auguste-Maximilien Globensky, La Rébellion de 1837 à Saint-Eustache. Il affirme avoir été obligé de fuir Saint-Eustache afin de se réfugier à Saint-Martin. Le jour de l’affrontement, il se serait rendu à la hauteur du Grand-Moulin, et à cet endroit, il aurait capturé un fugitif nommé Alexandre Poirier qui courait sur la glace.

Cet Alexandre Poirier, dont il est question, corrobore les affirmations de Brunet. Il affirme n’avoir point tenté d’appréhender Brunet quelques jours avant la bataille puisqu’il était « un homme brave et renommé par sa force, [...] et ne voulus point forcer [ses] compagnons à engager un combat avec lui ». Il confirme aussi avoir été capturé alors qu’il fuyait le village. Brunet lui aurait alors lié les mains avec de la corde afin de le constituer prisonnier.

Thomas Brunet est aussi considéré comme étant un loyaux par Jean-Baptiste Paquin, son capitaine de milice de l’époque, dans une liste datée du 11 septembre 1839. Thomas Brunet meurt à Saint-Eustache le 7 septembre 1892, à l’âge de 87 ans.

Jacques Labrie. Écrits et correspondance : quelques détails… (2e de 2 parties)

mai 9th, 2009

Dans ma dernière chronique, j’ai débuté un court résumé de ce qu’est Jacques Labrie. Écrits et correspondance, mon premier livre à voir le jour.

La seconde partie de mon ouvrage porte sur la correspondance de Jacques Labrie. En effet, j’ai rassemblé 40 lettres rédigées de sa main, toutes datées entre 1813 et 1831. Le contenu de cette partie est presque totalement inédit. Labrie y traite notamment des affaires du pays, du projet d’Union en 1822, de la crise politique et de son élection en 1827, d’éducation, de médecine et évidemment, d’histoire.

Enfin, la troisième partie du livre comprend divers écrits portant sur le personnage. Que ce soit des articles de journaux, des extraits de toutes sortes, des témoignages, divers documents d’archives, tous aussi inédits. Cette dernière partie comprend en outre le fameux « résumé » de son Histoire du Canada, brûlée à Saint-Benoît durant les troubles de 1837.

Ce livre sur Jacques Labrie demeure un ouvrage, non seulement sur la vie et l’œuvre de cet important personnage de l’histoire du Québec, mais aussi, qui dresse un portrait sociopolitique du comté des Deux-Montagnes, et particulièrement de Saint-Eustache, dans le premier tiers du XIXe siècle.

Publié aux éditions du Septentrion, Jacques Labrie. Écrits et correspondance sera disponible dans toutes les bonnes librairies à compter du 12 mai prochain. Il sera aussi disponible à la Maison de la culture et du patrimoine de Saint-Eustache (manoir Globensky).

Jacques Labrie. Écrits et correspondance : quelques détails… (1re de 2 parties)

mai 2nd, 2009

Dans notre chronique de la semaine dernière, j’annonçais la publication de mon tout premier ouvrage intitulé Jacques Labrie. Écrits et correspondance (Éditions du Septentrion).

Cette semaine, je vous fais part de quelques petits détails sur ce projet concrétisé. D’abord, de quelle manière est-il construit ? Très simple. En réalité, la réponse se trouve dans le titre. La première partie de mon livre dresse un portrait biographique du personnage. J’ai mis l’accent sur certaines périodes de vie plus ou moins escamotées par l’historiographie. Entre autres, je pense à son passage en tant qu’étudiant au vieux Séminaire de Québec entre 1798 et 1804, puis à son passage à l’Université d’Édimbourg en 1807-1808, dans le but de parfaire ses connaissances médicales.

En soi, le Dr Jacques Labrie (1784-1831) a été le témoin de grands moments dans l’histoire du Québec. Proche des Papineau, Viger, Blanchet, Neilson, Morin et Girouard, il a surtout joué un rôle déterminant dans l’évolution réformiste du comté des Deux-Montagnes, dans le premier tiers du XIXe siècle. Labrie a été impliqué dans plusieurs domaines, que ce soit l’éduction (il a fondé et tenu des écoles), le journalisme (il a fondé le Courier de Québec), la médecine, la politique (il a été député du comté d’York, puis Deux-Montagnes de 1827 jusqu’à son décès en 1831), auteur et historien (il a traduit l’ouvrage Les Premiers rudiments de la Constitution britannique et est l’auteur de l’Histoire du Canada).

La semaine prochaine, je vous résume les deux autres parties de mon ouvrage.